Clear Channel France tient à préciser, dans un communiqué de presse, que les tensions sociales, provoquées par des désaccords sur les augmentations salariales, n’auront pas d’incidence sur le bon déroulement des opérations.Clear Channel France a déjà tout mis en œuvre afin de garantir l’affichage officiel pour les quelques endroits potentiellement menacés. Par ailleurs, les personnels aujourd’hui en grève ne représentent qu’une faible minorité (moins de 5%) de l’entreprise sur un total de près de 1800 salariés.

Les salariés réclament une augmentation de salaire de 200 euros pour ceux qui touchent moins de 1.600 euros par mois.

Selon le délégué CGT, la direction propose une augmentation de salaire de 50 euros, ainsi qu'une prime exceptionnelle de 250 euros. Par ailleurs, la direction a proposé mardi une augmentation du montant que touchent les colleurs d'affiches par bureau de vote, passant de 10 à 12 euros.

Le mouvement, assure José Ferreira (délégué CGT), n'a pas été décidé à l'avance pour coïncider avec la période de l'affichage électoral. Mais si le mouvement se prolonge au-delà de mercredi soir, il prédit déjà une situation "difficile", aussi bien pour l'affichage électoral que publicitaire. La direction de Clear Channel a assuré mercredi que la grève n'aurait "pas d'incidence sur le bon déroulement des opérations" d'affichage.

Clear Channel France, filiale du numéro un mondial de l'affichage publicitaire, doit coller environ un million d'affiches en huit jours - une grande et une petite pour chaque candidat - devant les 85.000 bureaux de vote, d'ici le premier tour, le 22 avril.