Un premier appel d’offres a été lancé par la mairie de Paris qui incluait la mise en libre service de vélos dans la capitale. Celui-ci n’a pas abouti suite à un recours en justice de la société JC Decaux. En effet, le groupe a saisi le tribunal administratif suite à une irrégularité dans la procédure. Celle-ci portait sur une erreur dans la formulation de l’appel d’offres. JC Decaux a obtenu gain de cause. Afin de ne pas repousser la mise en service des vélos dans la capitale, la ville de Paris a tout de suite lancée un deuxième appel d’offres.

Pour ce 2ème appel d’offres, la société JC Decaux a su améliorer son offre. La mairie de Paris demandait dans son cahier des charges aux candidats une redevance de 2 millions d’euros minimum par an sur une concession de dix ans. De plus la municipalité exigeait un minimum de 6600 vélos et 600 stations installées à la fin 2007.

Pour le 1er appel d’offres les 2 concurrents s’étaient alignés sur la demande de redevance de la mairie. Clear Channel avait proposé un supplément de 10 millions d’euros et JC Decaux avait offert symboliquement 10 euros de plus. Pour ce 2ème appel d’offfres, JC Decaux a proposé un supplément de 15 millions d’euros sur 10 ans et l’installation d’ici fin 2007 de 20000 vélos sur 1450 stations. A l’opposé, Clear Channel était resté sur son offre de départ de 10 millions d’euros sur 10 ans et annonçait 14000 vélos d’ici fin 2007.

JC Decaux a finalement remporté le marché du mobilier urbain parisien. Suite à sa défaite, Clear Channel a fait appel au tribunal administratif au motif qu’il s’est produit des irrégularités pour l’attribution de ce marché. Le Tribunal administratif a rejeté le référé déposé en cour de cassation par la société américaine. La signature "fait perdre de facto le fondement juridique du pourvoi en cassation déposé par la société", car il s'agissait en effet d'une procédure pré-contractuelle, donc valable uniquement avant signature du contrat